Le nouveau film documentaire d’Eyal Sivan, consacré au professeur Leibovitz, remue ciel et terre. Pour qui la patiente curiosité d’écouter un homme de quatre-vingt-dix ans s’exprimer dans une époustouflante seconde jeunesse, le spectacle vaut les 160 minutes de projection. Construit en deux parties, un peu comme un cours théorique et des travaux pratiques, ce film fait par un Israélien sur un Israélien s’adresse, en fait, à quiconque se pose quelques questions fondamentales sur sa propre conscience, sur l’Etat, sur le droit, sur la responsabilité. Ce qui rend le film d’Eyal Sivan parfaitement original, c’est évidemment la p..
Source : Chérifa Benabdessadok — Différences, 01.12.1993