La paix israélo-palestinienne est-elle possible sans le retour des réfugiés palestiniens à leur terre natale ? C'est à cette question fondamentale que le film d'Eyal Sivan, cinéaste israélien, tente de répondre en la posant très simplement aux habitants de Aqabat Jaber, qui fut le plus grand camp de réfugiés palestiniens. Des 65.000 réfugiés qu'il complait alors, il n'en abrite plus aujourd'hui que 3.000 et sa situation, à trois kilomètres de Jéricho, lui vaut d'être contrôlé par l'Autorité palestinienne et non plus par Tsahal. Mais qu'est ce qui a changé po..
Source : Jean-Pierre Perrin — Libération, 07.06.1995