Long entretien accordé à la journaliste Merav Yudilovich pour le quotidien israélien Ynet, à l'occasion de la présentation du film Un État commun, conversation potentielle au festival de cinéma du Sud à Sdérot (juin 2012). Eyal Sivan y défend le montage comme geste de création et revendique la subjectivité du cinéma documentaire face aux critiques récurrentes de manipulation. Il y développe son argumentaire en faveur d'une solution à un seul État entre le Jourdain et la mer, contre ce qu'il présente comme le statu quo entretenu par le discours des « deux États ». Il indique aussi avoir dédié le film à Juliano Mer-Khamis, ami assassiné l'année précédente à Jénine.
« On ne dit jamais que ‘Pilier de feu’ est manipulateur. On le dit de mes films », déclare-t-il à la journaliste.