Il y a six ans, Eyal Sivan quittait son pays, Israël, et commençait à s'interroger sur la société israélienne. Son film, Izkor, les esclaves de la mémoire, est le fruit de cette réflexion inquiète sur une société repliée sur elle même, vivant dans le souvenir de la Shoah. Sivan a filmé en cinq semaines les cérémonies du mois d'avril qui perpétuent le souvenir. Partant de ses souvenirs d'enfance, il suit, dans son école, professeurs et élèves, travaillant sur le système éducatif israélien et les rapports à la mémoire. Son film dérangera bien des consci..
Source : La Vie, 21.03.1991